24 juillet

Corsica… juillet 2017… les âmes passent…

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Corsica….july 2017…. souls are passing…

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23 juillet

Corsica, juillet 2017…

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Les pieds dans le sable blanc et les souvenirs qui flottent dans le ciel…

Corsica, july 2017, feet in the white sand and memories drifting in the sky…

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11 juillet

« M and the Medusa »

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Photos prises d’après [ vɛʁ ], le court métrage de Damien Serban et de la danseuse Maite Soler. Photos de méduses.

Méduse, diptyque, jean dominique ferrucci, jellyfish,

 

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8 juillet

Le mouflon blanc des cimes opaques…

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Sur certains chemins… le soir… apparaît aux bienveillants, le grand mouflon blanc des cimes opaques.

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24 juin
28 avril
27 avril

Mon dernier poème… « En glissements de surin… »

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En glissements de surins.

 

Est-ce que le soir monte ?

Comme une lenteur de nappes basses, comme un dos de saurien dans une eau de présage.

D’abord les chevilles, aux cartilages de cigognes. Puis flanc contre flanc de cuisses, blanc et grains, dominos de frissons, et sexe saisi, et froid au ventre.

On arque la cheville, le souffle en ruptures, en bouffées de carotide, on vacille à la courbe du pied, et on hisse le front et les écarquillements aux vaines clartés.

Ou bien, le soir « tombe-t-il » ?

Avec ses lois de caractère et de gravité, ses méthodes à l’aplomb et ses manières de « c’est comme ça ».

Ce soir là allait recouvrir la terre du voile des replis, et la mer, et les hommes de toutes inclinations, guerrières comme cachotières, et les bêtes perdues et vouées à sa surface, et les morts qui n’en verraient rien mais le sentiraient comme un regard aux rhizomes nés dans les cryptes closes sur une peau de sommeil, blême aux entailles des désirs et des ires.

Comme l’annonce faite aux femmes qui scrutent un ciel de chaleur violine, par les signes des lignes muettes et retard, quand les grands oiseaux des hautes houles s’en rentrent.

Ce soir là, la mer ressassait au pouls du ressac sa grande ignorance du temps, elle étirait ses franges à hauteur de la toise et de la torpeur et les brisait en soupirs sur le sable.

Elle jouait du bout de ses bordures au jeu de suce, goûte, berce et recrache avec ce corps souple et sombre comme l’origine, ce corps docile au moelleux de mois de lune, mais tanné comme un siècle par les aléas d’un haut numéro de force sur les calculs et de la mauvaise pioche, un corps aux plis d’ange et aux vœux las, aux arqûres abolies et aux alanguirs, aux ondes d’algues longues, dans le bain des renvois, des bois de toutes flottaisons et des déchets de déluge.

La mer moussait sur les corps pour cacher qu’elle écume.

La mer, si sûre, intacte de toute rémanence de doute au trébuchet de sa chimie, si sûre de son vertige vertical, sans prises ni parois, matamore au grand contre-mensonge, gonflant selon ses humeurs ses souplesses de surface, mais si sûre de ses fosses de densités et de ténèbres, qui disputait son péril à son autre dimension, l’infini horizontal aux amers perdus, aux contours en esquives, en fantômes et en ombres, grand absorbeur de tout cri et de sa source, noyeur des paniques, avaleur du grand spectre des palpitations polymorphes, dans la posture sans butée de la longue patience, que ni les vivants, ni les pierres de dureté, ni les gaz, doux comme maléfiques, au jamais n’effleureront.

Et au loin, le soleil ! A l’amorce du bain de ses fusions, embrasait ces territoires de là-bas affolants et de quêtes perdues, inaccessibles même aux hydres des failles timides, aux silhouettes inconnues et disparues avant répertoire, aux poissons-baudroie des grandes hideurs et pourtant médusés, aux grands congres de fonds et de Septentrion, aux requins fâles des chasses esseulées, aux formes de vies faites de muscles d’eau aux doses de densité à la virgule déplacée, et aux êtres de voilements, fuyants à huit nages d’abîmes en abysses, entre l’air et les eaux rendues lourdes par les forces engagées pour éteindre les folles brûlures de l’astre sorcier, contre lui retournées.

 

Aux onguents des larmes noyées d’autant de corps bercés, de Jonas déglutis, de tous âges et de tous talents de forces, de fuites et de rêves trempés, aux paupières de sel scellées qui ne liront pas la fin.

Enfants entre les eaux et les bras des pères lâchant,

les bras des pères lâchant et malgré tout tenant,

les bras des pères lâchant et tenant jusqu’à l’ultime fibre de tenir,

tenant jusqu’à la supplication du dernier nerf, jusqu’au dernier éclat d’ongle rêvé en serres adamantes sur la petite manche du blouson, à la dernière dent en rivet de détermination sur les cols amollis, et les doigts qui glissent, et les cris rincés, en lames dans les vagues, en sang retourné et glacé, en échos muets, des mères en supplice.

En supplice devant le pire. Mais comment dire le pire ? le pire dans son absolue dimension de pire, sans vocable pour le dire, le pire, si sûr en son intime et son empire, le pire à sa racine carrée de pire.

Et les mères, prêtes à céder chairs, souffle et battements, et ventre au rang du sacré avec matrice et destin viscéral, à cette eau aux affamées infinies pour sauver ces vies portées au noyau, puis données et chétives sous le destin, qui s’en remettent en âme et en toute nudité et apprennent pour le compte l’acier de l’existence, plus terrible encore que les miracles de l’amour.

 

Et la mer, toute en sourire de flottaison dans ce soir qui, de tous bords, glisse sur le corps du monde et nous cerne.

Et nous laisse mi-calmes, mi-fragiles, enfin, dans une rectitude de place et de tenue sur la carte de toutes les chronologies et de tous les déserts, campés comme on peut sur le lopin, dans les girons ou la foison des sylves, ou sur les mornes et les rives, mais sur le lopin, à la croisée axiale des quatre points sidéraux et de l’orgue des fuites, presque en paix de tiédeur et d’abandon ou de costume de sagesse.

Et pourtant, sous les écrans d’opaque et de brume, sous les murs des malgrés ou les verrous d’airain, à l’abri de l’aigle de la conscience, juste dans l’arrière-zone de chacun… nous savons.

Nous savons à nos yeux de se clore jusqu’à l’aube.

A la ritournelle du soleil et de ses cécités, nous savons.

Nous savons notre bonne face de la chance, et son poids d’or dans la main serrée.

Mais nous savons que tournent les tours sous la grande équation… et que le nôtre rôde et s’en vient, en cercles de python ou en glissements de surins au delà du seuil, sans haine, ni gêne, ni sourire, il vient, au rythme sien, comptant les aubes et les soirs comme une poignée de vaguelettes.

 

 

 

24 avril

Fleur du jour…

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Flower of the day…

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24 avril
20 avril