Empathy for 2020!

Posted by on Jan 1, 2020 in Blog

Michel Lauricella et moi-même…. dernier collage de l’année pour le Collectif Aorte.

Un soir humide de décembre, nous collions dans cette petite rue Toussaint Ferron (Paris 13) dans laquelle nous aimons revenir régulièrement… un peu notre rue chouchoute de collage!

Nous y faisons souvent des rencontres.

Et ce soir-là, un grand black approche, se pose, regarde. Il porte une doudoune et un gros sac à dos. Il nous dit qu’il trouve cela très beau, l’homme, l’oiseau, le geste… Il nous dit qu’on sait faire de belles choses… et que lui, il sait picoler, qu’il s’appelle « Gepetto le charclo », qu’il vit dans la rue et que ça lui plaît de voir de belles choses sur les murs.

C’est toujours délicat quand-même, nous collons, puis nous partons, laissant sur les murs des rues un écho, un double, un fantôme, un espoir… de nous-mêmes… et nous rentrons… et comme d’habitude, nous allons laisser Gepetto le surprenant, son sourire solaire, sa démarche altière, ses vêtements propres, son verbe franc et son regard posé sur un homme qui porte un oiseau blessé ou mourant, ou déjà mort, ou sauvé… il prend son temps, un mot sur l’homme, un mot sur l’oiseau. Puis il nous salue, il sollicite une franche embrassade. Et c’est lui qui s’en va, il sent bon.

Nous restons comme dans son sillage.

Michel a ressenti que Gepetto se sentait plus proche de l’homme, j’ai cru sentir qu’il était plutôt l’oiseau.

Mais en revisitant ce fragment de soir, nous sentions que Gepetto était les deux.

paste up, street art, collectif aorte, michel lauricella, jean dominique ferrucci, paris, paste up, street art, collectif aorte, michel lauricella, jean dominique ferrucci, paris, paste up, street art, collectif aorte, michel lauricella, jean dominique ferrucci, paris, paste up, street art, collectif aorte, michel lauricella, jean dominique ferrucci, paris,